Plus qu’un simple témoin, Fabien Plasson accompagne la danse

Filmer la danse, c’est chercher la place juste, selon Fabien Plasson, réalisateur. Trouver le cadre qui respire avec les corps, qui capte un élan. Ensuite, il révèle une intention et un frisson. Ne pas figer, mais prolonger le mouvement.

Créateur vidéo dans le domaine du spectacle vivant, et plus spécialement dans l’art chorégraphique.

Un regard, avant tout

Ce n’est pas capter de belles images d’un spectacle. C’est ressentir ce qui se passe sur le plateau, anticiper, être avec les danseur·euses plutôt qu’en face d’eux. C’est le placement du regard qui compte — et l’intention qui va avec.

Fabien Plasson, réalisateur, suit et travaille avec de nombreux artistes.

25 ans à filmer la danse

Son écriture s’est construite avant tout dans une collaboration au long cours avec Charles Picq. Une collaboration au long cours. Avec le temps, il a appris à ne plus penser où et comment le corps qu’il filme va bouger, mais à être avec, à danser avec l’interprète ; comme s’il se trouvait sur le plateau avec elle ou lui. Savoir quand ne pas bouger, quand donner de l’air, quand se rapprocher d’un corps ou d’un détail : ça ne s’apprend pas autrement qu’en filmant, année après année. Ce qui a changé aussi, c’est la relation aux interprètes et aux chorégraphes ; plus simple, plus juste, faite d’une écoute réciproque installée dans la durée.

À la Maison de la Danse et sur Numeridanse, il filme les œuvres des compagnies invitées, Fabien Plasson, réalisateur. Puis il prolonge ses rencontres avec des artistes comme Michel Kelemenis, Abou Lagraa, Maguy Marin, Salia Sanou, Mourad Merzouki.

Regarder, transmettre, garder trace

Le travail se décline en plusieurs formats, selon les besoins du spectacle ou de la compagnie : des captations de spectacles filmées dans leur intégralité, des documentaires qui suivent une création en amont de la première, des teasers pour accompagner une tournée ou une communication, et des portraits d’artistes qui donnent à voir un parcours, une démarche. Chaque format répond à un usage différent (communication, archive, transmission) mais garde la même exigence : rester fidèle à ce qui se joue dans le mouvement.

Fabien Plasson, réalisateur, filmant un spectacle de danse au TNP pour la Biennale de la Danse